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Archive pour décembre 2009

Comme Marie

Mercredi 30 décembre 2009

Bonjour,

Santé : Tout va bien…

Méditation : Je prend un peu d’avance car le texte ci-dessous est celui du 1er janvier pour la fête de Sainte Marie Mère de Dieu car nous célébrons cette fête à partir de la veille au soir. La journée commence la veille au soir au niveau liturgique (cf Gn : il y eut un soir, il y eut un matin : jour un…)

Quand les bergers arrivèrent à Bethléem, ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après l’avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tout le monde s’étonnait de ce que racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son coeur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception. (Lc 2, 16-21)

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Commencer l’année avec Marie Mère de Dieu,  c’est commencer avec le début de la vie de Jésus notre sauveur sur terre.

Commencer par une naissance, en fêtant celle qui à dit oui pour être mère du Fils de Dieu.

Commencer l’année avec la Vierge Marie, c’est commencer dans la confiance, la confiance de celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dite de la part du Seigneur.

C’est aussi laisser l’initiative à Dieu puisque nous fêtons celle qui nous donne le Sauveur. Celle qui a dit à Dieu « qu’il me soit fait selon ta Parole ».

Nous finissons une année avec certaines questions ou peut-être certaines incompréhensions, il est bon de commencer cette nouvelle année en faisant comme Marie qui  » retenait tous ces événements et les méditait dans son coeur ». Moins compter sur notre propre logique pour répondre aux questions, que sur la logique de l’amour, celle qui vient du coeur. Passer de la tête au coeur. Aimer avec intelligence et avoir l’intelligence de l’amour.

Marie met au monde le Christ, la tête de l’Eglise, elle peut nous enfanter, nous le corps du Christ, à la foi en nous conduisant au Christ en nous montrant le Christ. Nous enfanter à avoir la foi comme elle, nous laisser conduire par l’Esprit Saint comme elle, entrer dans la louange comme elle et méditer dans notre coeur comme elle.

Merci à tous pour votre prière,

bien en communion,

Jean Michel

elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant…

Mardi 29 décembre 2009

Bonjour,

Santé : Tout va bien… C’est toujours le même refrain que je chante au médecin, qui est très content et qui espère que cela continura. Depuis que l’on m’a enlevé le pansement du cathéter, je peux prendre les douches normalement, et c’est bon il n’y a plus besoin de protéger ce pansement, ensuite j’ai juste un petit soin à faire pour pour nettoyer et fixer ce petit tuyau qui me permet de faire les perfusions et transfusions sans piqures.

Méditation : 6éme jour de l’octave de Noël

Quand les parents de Jésus vinrent le présenter au Temple, il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.
Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
S’approchant d’eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
Lorsqu’ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. (Lc 2, 36-40)

Nous découvrons dans le nouveau Testament qu’il y a beaucoup de prophètes, qui sont différents des prophètes de l’ancien Testament (ou de la première alliance). Nous voyons des femmes comme Marie, Élisabeth , la Syrophénicienne, des bergers, des étrangers comme les rois mages….et aussi des hommes comme Syméon, Jean Baptiste, Pierre… C’est déjà une préfiguration du peuple de Dieu qui est prophète. C’était le désir même de Moïse quand on lui disait que certains prophètes qui n’avaient pas été à la tente de la rencontre se mettaient à prophétiser dans le camp; aussi il répondit : « Si tout le peuple pouvait être prophète… ». C’est ce qui se passe avec Jésus. Par le baptême, nous sommes prêtres, prophètes et rois. Est ce que comme Anne nous sommes plein de joie et de louange pour dire les merveilles de Dieu, cette merveille que nous célébrons en ce temps de Noël ? Sommes nous comme Anne prêt à parler de cet enfant ? Là encore c’est l’Esprit Saint qui nous fait prophète comme à la visitation où l’Esprit du Seigneur, rend Jean Baptiste, Elisabeth et Marie prophètes du Seigneur dans la louange et l’annonce de Jésus.  Anne aura la même attitude sous l’action de l’Esprit Saint : la louange et l’annonce de Jésus.

Dire notre foi fait grandir la foi.

Quand je suis dans la joie et l’espérance, je peux dans la joie dire ma foi.

Si je ne suis pas dans le joie et l’espérance, je peux dire ma foi en choisissant la joie, en choisissant de ne pas me regarder mais en regardant celui qui est là pour moi, qui m’aime et me sauve : Jésus.

C’est l’Esprit Saint qui est la vrai source de joie, on peut l’accueillir comme un cadeau, on peut la choisir dans la foi. Dans la forêt si un arbre est pourrit cela ne veut pas dire que la foret ne vaut rien. Le piège dans lequel nous tombons souvent c’est d’avoir le nez collé sur ce qui ne va pas, en oubliant ce qui est bon. L’Esprit Saint nous apprend la bonne distance qui nous permet de voir ce qui ne va pas, mais aussi tout ce qui est bon, tout ce qui va bien dans notre vie; et si je peux choisir la louange, ce n’est parce que tout va bien, ni parce qu’il y a malgré tout de bonnes choses dans ma vie; je peux choisir la louange de manière plus gratuite et désintéressé parce que Dieu est là et qu’il m’aime, parce que Dieu est Dieu et qu’en lui, grâce à son amour, il y a la paix.

Merci à chacun, chacune d’entre vous,

On prie les uns pour les autres,

Jean Michel

Chantez au Seigneur un chant nouveau

Lundi 28 décembre 2009

Bonjour à tous,

Santé : Tout va bien aujourd’hui, rien de nouveau. Le médecin disait « j’espère que cela continuera comme cela jusqu’à la remonté des globules blancs ». C’est une grâce que tout se passe bien, mais la grâce des grâces c’est de le vivre dans une grande paix. Chantons au Seigneur un chant nouveau comme nous dit le psaume aujourd’hui, chantons la grandeur du Seigneur.

Méditation : 5éme jour de l’octave de Noël (voir les textes) [cliquer sur cette ligne.]

Ci dessus vous avez un lien pour lire l’ensemble des textes du jour, car aujourd’hui je n’en citerai qu’une partie.

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,

chantez au Seigneur et bénissez son nom !  nous dit le Ps 95

Suis-je prêt pour chanter un chant nouveau, un chant renouvelé ? comme Syméon qui se met à chanter sous l’action de l’Esprit Saint devant l’enfant Jésus. Quel est ce chant nouveau qui veut sortir de mon coeur et que l’Esprit Saint peut mettre sur mes lèvres ?

St Jean dans sa première lettre dira : « Mes bien aimés, ce que je vous écris n’est pas un commandement nouveau, mais un commandement ancien que vous aviez dès le début. Ce commandement ancien, c’est la parole que vous avez entendue.
Et pourtant, ce commandement que je vous écris est nouveau, il l’est vraiment en Jésus et en vous, puisque les ténèbres sont en train de disparaître, et que déjà brille la vraie lumière. »

Il y a une nouveauté radicale en Jésus. Tout est nouveau ou renouvelé.

Si je veux savoir si la Parole de Dieu m’a renouvelé, il faut que j’écoute ce que me dit St Jean, il me donne un bon critère de discernement : « Celui qui déclare être dans la lumière et qui a de la haine contre son frère est encore maintenant dans les ténèbres.
Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et il n’y a pour lui aucune occasion de chute. »
Le renouvellement dans l’Esprit Saint nous donne d’aimer concrètement nos frères et soeurs. St Etienne le premier martyr dira comme Jésus « Seigneur, ne leur compte pas ce péché« . Parce que renouvelé dans le Christ nous ressemblons au Christ. Ce n’est pas par nos propres forces mais par l’oeuvre du St Esprit. Regardons si il y a de la haine dans nos vie, pour demander au Seigneur de nous renouveler et ainsi témoigner que l’amour du Christ est en nous. « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on vous reconnaitra comme mes disciples » dit Jésus. Cela devient le signe même de la présence du Christ dans notre vie.

Pour cela il faut vraiment un renouvellement profond, ne plus regarder de manière humaine, mais regarder à la manière de Dieu, dans son amour. Il faut supplier l’Esprit Saint d’être renouvelé, pour enfin chanter un chant nouveau, un chant de louange qui remplacera nos paroles de plainte, nos paroles de découragement, de vengeance, de jugement… Notre bouche est faite pour louer et bénir, pour chanter un chant nouveau.

Merci à vous tous, nous restons en communion de prière.

Jean Michel

Prendre soin du petit et du faible !

Dimanche 27 décembre 2009

Bonjour à tous,

Santé : Tous va bien, hier on m’a enlevé le pansement du cathéter, (le tuyau qui sert aux perfusions et qui est implanté dans un veine profonde). Donc aujourd’hui j’ai fais le nettoyage moi-même. C’est plus pratique car je peux prendre ma douche sans avoir à protéger le pansement.

Méditation : Le Massacre des enfants de Bethléem

 

Après le départ des mages, l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. »
Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte,
où il resta jusqu’à la mort d’Hérode. Ainsi s’accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète : D’Égypte, j’ai appelé mon fils.
Alors Hérode, voyant que les mages l’avaient trompé, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants de moins de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d’après la date qu’il s’était fait préciser par les mages.
Alors s’accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Jérémie :
Un cri s’élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : c’est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu’on la console, car ils ne sont plus. (Mt 2, 13-18)

Comment comprendre cette violence, la mort d’innocents ?

Hérode ne veut pas perdre sa place, et pour cela il est prêt à tout !

Le signe de l’humanité, c’est de prendre soin du plus petit, du plus faible, on a trouvé de très anciennes sépultures où les personnes enterrés étaient malades ou handicapés; un signe évident d’humanité. (chez les animaux le plus faible est sacrifié pour une question de survie).

L’attitude d’Hérode nous montre la non-humanité, et malheureusement dans notre monde il y a des signes de non humanité : quand le profit guide les choix au détriment des autres, des plus faibles; quand on détruit la planète sans se soucier de ceux qui viendront après, sans prendre soin de la fragilité de l’humanité; quand on pousse l’autre à désespérer jusqu’à ce qu’il ne veuille plus vivre; quand ma parole écrase où prend la place de l’autre…

Alors nous voyons que nous avons besoin d’un Sauveur qui est encore fragile et faible, Dieu protège le petit et le faible, il dit à Joseph en songe d’emmener l’enfant en Egypte; mais alors pourquoi ne le fait-il pas pour les autres enfants ? Parce que Dieu n’est pas là pour faire à notre place, mais pour nous montrer le chemin, à nous de prendre soin du faible et du pauvre, Hérode n’est pas le seul en cause, comment des soldats ont-ils pu faire cela, obéïr à un ordre si injuste et si cruel ? Nous avons chacun à notre niveau à faire des choix pour défendre le petit et le pauvre et ainsi montrer que nous sommes vraiment humain à l’image de Dieu qui se fait homme pour nous apprendre l’humanité.

Merci à tous, et bien en communion de prière,

Jean Michel

Où es tu Jésus ?

Samedi 26 décembre 2009

Bonjour à tous,

Santé : Rien à dire « tou korek ». Tout va bien… je n’ai qu’a rendre grâce à Dieu pour ce temps de retraite, non pas silencieuse, mais plutôt de relation, de communication.

Méditation : La Sainte Famille

 Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume.
Comme ils s’en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s’en aperçoivent.
Pensant qu’il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher.
C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions,
et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C’est chez mon Père que je dois être. »
Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.
Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son coeur tous ces événements.
Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, sous le regard de Dieu et des hommes. (Lc 2, 41-52)

Ce soir il est tard je ferai une méditation courte et puis vous aurez chacun chacune dans votre paroisse une bonne nourriture.

Mais où est Jésus ? se demandent Marie et Joseph.  Nous connaissons la réponse de Jésus « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C’est chez mon Père que je dois être. »

Est-ce que parfois je ne cherche pas Jésus là où n’est pas, là où il n’est plus ? Jésus à toujours été avec ses parents et là il prend une distance que je ne comprend peut-être pas comme Marie et Joseph ! Une séparation pour une création comme dans la genèse. C’est la loi de la vie humaine, mais aussi spirituelle.

En France se pose la question dans les campagnes d’abandonner les structures paroissiales parce qu’il manque de prêtres, à Maurice le manque se fait sentir aussi, il y a comme une recherche à la fois douloureuse et fructueuse de Jésus dans ce qu’il nous appelle à vivre. Peut-être que dans ma vie personnelle je suis traversé par cette question : « mais où es tu Jésus ? »

La source c’est le Père, la volonté du Père, non pas ma volonté disait Jésus, mais ta volonté. Nous ne comprendrons pas tout dans l’immédiat, et comme Marie, nous pourrons garder dans notre coeurs ces évènements, car même si je dois réfléchir, la réponse se trouve moins dans la tête que dans le coeur.

Merci et bien en communion avec vous tous,

Jean Michel

Recevoir et donner pour aimer

Vendredi 25 décembre 2009

Bonjour à tous et Joyeux Noël,

Santé : Tout va  bien, merci pour votre prière et vos attentions fraternelles.

Méditation : Martyr de Saint Etienne,

Nous sommes dans la joie de Noël, et nous voici déjà devant la croix.

Quand il s’agit d’amour, (pas l’amour dont parle le monde, mais l’amour annoncé par Jésus Christ)  il est toujours question de don. Nous recevons beaucoup et nous sommes appelé à donner beaucoup… Nous ne donnons que ce que nous recevons, que ce que nous avons accueilli de Celui qui est l’amour.

Etienne ne donne que ce qu’il a reçu, il partage ce qu’il voit.

Je ne peux donner et partager que ce que j’ai reçu, et si aujourd’hui je peux vous partager la paix qui m’habite, je ne fais que partager ce que je reçois gratuitement. Je le sais et je le vois, car une petite contrariété m’énerve vite (l’ordinateur qui bloque…) mais par rapport à cette maladie, je suis toujours dans une paix qui m’étonne moi même. Rendons grâce à Dieu. Car il fait réellement pour nous des merveilles.

Si nous n’entrons pas dans l’accueil de la joie gratuite du don que Jésus nous fait à Noël, comment pourrons nous trouver la joie de nous donner ?

Merci à chacun et chacune pour vos prières qui porte un fruit de paix.

A bientôt,

Jean Michel

Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous,… Jn 1, 14

Jeudi 24 décembre 2009

Bonjour à tous,

Joyeux Noël à Chacun

et chacune d’entre vous

Que la Paix et la joie de Noël

signe de la présence du Seigneur

habitent vos cœurs.

http://www.dailymotion.com/video/xbmpe4

Santé : Tout va bien le médecin me demandait un peu de patience pour la remonté des globules blancs car la sortie de l’aplasie se fait environ 35 jours après l’entrée à l’hôpital. Je suis rentrée le 3 décembre, donc la remonté des globules blancs devrait se faire dans la première quinzaine de janvier.

Aujourd’hui j’ai pu célébrer la messe dans ma petite chambre d’hôpital en vous portant tous au Seigneur… Le Seigneur est bon.

Méditation : Pour la messe du jour, nous allons méditer le prologue de Saint Jean.

Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu ,et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement auprès de Dieu.
Par lui, tout s’est fait,et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.
En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ;
la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.
Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean.
Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui.
Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage.
Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde.
Il était dans le monde, lui par qui le monde s’était fait, mais le monde ne l’a pas reconnu.
Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu.
Mais tous ceux qui l’ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu.
Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme :ils sont nés de Dieu.
Et le Verbe s’est fait chair,il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Pèrecomme Fils unique, plein de grâce et de vérité.
Jean Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « Voici celui dont j’ai dit : Lui qui vient derrière moi, il a pris place devant moi, car avant moi il était. »
Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce :
après la Loi communiquée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, c’est lui qui a conduit à le connaître. (Jean 1, 1-18)

Et le Verbe s’est fait chair,il a habité parmi nous,

La Parole de Dieu, le Verbe, s’est fait chair pour habiter parmi nous. Celui qui est de toute éternité, est entré dans le temps. Le Tout Autre se fait le tout proche, l’Emmanuel « Dieu avec nous ».

Dieu n’a dit qu’une seule Parole : son Fils. En Jésus tout est dit de l’amour de Dieu et de son humilité.

Le Verbe s’est mis à balbutier (quand il était enfant) et apprendre notre langue pour s’adresser à l’humanité.

Je me souviens d’une mission en Lettonie il y a une dizaine d’années où en célébrant la messe du jour de Noël avec ce texte; alors que je balbutiais le letton, j’ai réalisé comme par grâce, combien le Seigneur à fait un chemin incroyable pour nous rencontrer, pour nous parler dans des mots que nous comprenons. Nous pouvons nous émerveiller de cela, et c’est bon de contempler l’amour de Dieu, mais cette contemplation doit nous faire vivre le même mystère d’amour.

Le chemin de l’amour passe par l’Incarnation. Comment aujourd’hui je me met en route pour parler la langue de l’autre et lui dire dans des mots qu’il comprendra combien il est aimé. Est-ce que je suis prêt à me dépouiller moi-même comme le Christ pour aller à la rencontre de l’autre comme un pauvre. Le Christ nous dit St Paul « lui qui était dans la condition de Dieu,il n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement,… » (Ph 2, 6-7) Se dépouiller en refusant d’amener l’autre sur mon terrain, là où j’ai toujours raison, mais en allant à sa rencontre comme un pauvre dans un terrain inconnu. Ce mystère de l’incarnation du dépouillement pour rencontrer l’autre est valable pour toute les relations : au coeur du couple, entre parents et enfants, dans une communauté chrétienne, entre les différentes églises , entre les croyants, entre les peuples, les cultures différentes… Un dépouillement qui n’est pas renoncement à ce que nous sommes, à notre parole, mais un dépouillement de tout ce qui fait notre force et notre richesse pour enfin vivre la rencontre d’un pauvre avec un autre pauvre. 

Prenons l’exemple de l’Apôtre Paul : « Car, étant libre à l’égard de tous, je me suis asservi à tous, afin de gagner le plus de gens ; et pour les Juifs, je suis devenu comme Juif, afin de gagner les Juifs ; pour ceux qui étaient sous la loi, comme si j’étais sous la loi, n’étant pas moi-même sous la loi, afin de gagner ceux qui étaient sous la loi ; pour ceux qui étaient sans loi, comme si j’étais sans loi (non que je sois sans loi quant à Dieu, mais je suis justement soumis à Christ), afin de gagner ceux qui étaient sans loi. Je suis devenu pour les faibles [comme] faible, afin de gagner les faibles ; je suis devenu toutes choses pour tous, afin que de toute manière j’en sauve quelques-uns. »(1 Co 9, 19-22).

Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous.

A la manière du Verbe qui vient à nous, comme nous; empruntons le chemin de l’amour pour que nos paroles prennent chair, c’est à dire que nous soyons parole pour l’autre, et que nous apprenions le langage de l’autre.

Merci pour tout

Jean Michel

Dieu petit, pour que nous n’ayons plus peur de lui.

Mercredi 23 décembre 2009

Bonjour à tous,

Santé : Tout va bien, le médecin ne peux pas se prononcer quand au scénario suivant… il faut plus de résultat et surement la fin de la cure.

Méditation : Le soir du 24 décembre nous allons célébrer la nuit de Noël.

Je pourrai célébrer l’eucharistie, car on m’a apporté tout ce qu’il me faut, c’est super !

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre — ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. —
Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d’origine.
Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David.
Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte.
Or, pendant qu’ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter.
Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.
L’ange du Seigneur s’approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte,
mais l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd’hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur.
Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »
(Luc 2, 1-14).

Un signe est donné à Bethléem (mot hébreux qui veut dire la maison « Beth » du pain « lehem ») : Un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire.

Nous trouvons dans ce signe l’eucharistie, le pain véritable dans cette « maison du pain », et un enfant dans une mangeoire, comme livré pour combler la faim du monde… nous avons si faim d’être aimé, aussi Dieu nous le dit puisque le Verbe s’est fait chair. Ce signe est une Parole d’amour de Dieu qui se donne à nous et qui nous dit je t’aime.

Dans l’image de cet enfant, Dieu veut définitivement nous guérir de toute peur que nous avons de lui !

Rien ne sera plus comme avant car désormais Dieu nous regarde d’en bas et non plus d’en haut puisqu’il est venu chez nous comme un enfant.

Contemplons cet enfant, c’est le Christ notre Dieu qui se fait petit et faible pour se donner à nous. Il nous montre le chemin de toute vrai communication, se faire petit pour que l’autre ait sa place, pour ne pas faire peur à l’autre, pour savoir recevoir de l’autre. En contemplant le Christ découvrons le secret et la joie de Dieu qui se fait petit pour que nous apprenions à faire de même et découvrir la joie d’être aimé, d’aimer et de se donner en accueillant l’autre.

Joyeux Noël à Chacun et chacune d’entre vous

Que la Paix et la joie de Noël

signe de la présence du Seigneur

habitent vos cœurs.

Merci pour tout,

Jean Michel

 

Vos noms sont inscrit dans les cieux !

Mardi 22 décembre 2009

Bonjour à tous,

Santé : Tou korek ! c’est à dire tout est ok, … aujourd’hui on m’a enlevé les fils du cathéter, dans quelques jours on enlèvera le pansement.

Méditation : La naissance de Jean le Baptiste

Quand arriva le moment où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.
Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait prodigué sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient le nommer Zacharie comme son père.
Mais sa mère déclara : « Non, il s’appellera Jean. »
On lui répondit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Son nom est Jean. » Et tout le monde en fut étonné.
A l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu.
La crainte saisit alors les gens du voisinage, et dans toute la montagne de Judée on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient en étaient frappés et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.
(Lc 1, 57-66)

Quand Dieu intervient dans notre vie, il y a un changement, Abram est devenu Abraham, Simon est devenu Pierre… et là dans cette évangile ce petit enfant aurait du s’appeler comme son père Zacharie, et bien non il s’appelera « Jean »; « Johanan » ou « Dieu fait grâce ».

Le nom est comme une mission, Dieu seul sait notre vrai nom, car il nous connait, lui qui nous a cré, formé dans le sein de notre mère…Lui qui a gravé notre nom sur la paume de ses mains (cf Esaïe 49, 16).

Nous sommes appelé à devenir un peu plus nous même chaque jour, car nous sommes sorti de Dieu, et sa création continu. Si nous sommes à l’écoute nous entendrons le nom que Dieu nous donne, ce nom unique que lui seul connait et celui à qui le Seigneur le révèle, la personne qui le porte, Abraham, Simon… (cf Apocalypse 2, 17 « Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées. À celui qui vaincra, je lui donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc, et, sur le caillou, un nouveau nom écrit, que nul ne connaît, sinon celui qui le reçoit. »)

Dans notre texte les parents de Jean Baptiste reçoivent une révélation, (Zacharie a été 9 mois en silence, 9 mois à l’écoute comme pour renaitre de nouveau, comme pour faire taire, son raisonnement humain, son désir de savoir, pour entrer dans une écoute de Dieu et de sa Parole) et contrairement à toute attente les parents disent avec certitude et unité : « son nom est Jean« .

Le texte de l’apocalypse est clair, « un nom que nul ne connait, sinon celui qui le reçoit » Cela veut dire que ce nom même qui vient du Seigneur « Jean » est encore extérieur, il donne à celui qui le reçoit comme une nouvelle manière d’être reconnu parmi les siens; mais il y a une révélation plus profonde et intime qui n’est connu que de celui qui le reçoit.

Quand on cherchera à savoir qui est Jean (cf Jean 1, 19-28), après avoir dit ce qu’il n’est pas, on lui demande : « mais qui es tu ? Que dis tu… que dis-tu de toi même ? » Il dit :« Moi, je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Faites droit le chemin du Seigneur, comme dit Esaïe le prophète » (Esaïe 40, 3)

Jean se définie par rapport à la Parole de Dieu, une révélation du Seigneur dans sa vie sans doute au cours de sa retraite au désert. Une Parole inscrite au plus intime de son être.

Qui suis-je que vais-je dire de moi même ? Jean l’évangéliste disait pour se désigner : « le disciple bien-aimé » c’était son expérience intime de Dieu, la Parole qu’il avait entendu, qu’il avait expérimenté dans sa vie.

St François portait une Parole, Mère Thérésa aussi, cette Parole qui touche au plus profond, ne donne pas seulement sens à notre vie, mais elle nous transforme jusqu’à ce que nous devenions Parole vivante, jusqu’à ce que nous remplissions notre vocation de prophète : « dire Dieu » de manière unique comme notre nom est unique.

Merci à vous tous

Jean Michel
 

Mon âme exalte le Seigneur

Lundi 21 décembre 2009

Bonjour à tous,

Santé : Pour la santé tout est ok, je suis en aplasie, il faut maintenant attendre la remonté des globules blanc. Ensuite on verra pour le scénario suivant…

Méditation de l’évangile du jour : pour le mardi 21 décembre, méditons le cantique d’action de grâce de Marie

Marie rendit grâce qu Seigneur en disant :
« Mon âme exalte le Seigneur,
« Mon âme exalte le Seigneur,
mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur.
Il s’est penché sur son humble servante ;désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;Saint est son nom !
Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras,il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,il élève les humbles.
Il comble de bien les affamés,renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères,en faveur d’Abraham et de sa race à jamais. »
Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.
(Lc 1, 46-56)

Marie exulte de joie sous l’action de l’Esprit Saint. Elle Loue Dieu pour dire les merveilles qu’il fait dans sa vie. C’est vraiment l’eucharistie, l’action de grâce, rendre grâce à Dieu pour tout ce qu’il nous donne.

Elle reconnait qu’elle n’est que l’humble servante, parce que c’est vrai que nous ne sommes rien sans la grâce de Dieu.

Voici la meilleur définition de l’humilité que nous donne Marie en chantant son magnificat, savoir louer et rendre grâce à Dieu pour tout ce qu’il fait en nous, oui vraiment lui dire merci pour ce que nous sommes pour la manière dont-il nous aime, pour les dons qu’il nous a donné, pour sa présence à nos cotés… et en même temps reconnaitre que tout vient de lui parce que nous ne sommes que des pauvres et humbles serviteurs, nous pouvons dire que des pauvres pécheurs.

L’humilité ce n’est pas dire je ne suis capable de rien, mais oser proclamer que le Seigneur fait et peut faire beaucoup en nous, c’est laisser agir la grâce de Dieu, c’est laisser passer la lumière de Dieu dans notre vie, comme le vitrail laisse passer la lumière du soleil pour éclairer l’église. Le vitrail ne peut pas se glorifier de donner la lumière il peut simplement la laisser passer et c’est ça l’humilité, laisser passer la lumière pour éclairer notre vie à la lumière du Christ et la donner au monde.

Alors exerçons nous, louons dès aujourd’hui, dès maintenant comme Marie pour ce que le Seigneur fait en nous, fait pour nous, ce sera une bonne manière de laisser à Dieu sa place, et pour nous de prendre notre vrai place en faisant de notre vie une action de grâce, une eucharistie. Cette louange qui donne à Dieu sa vrai place lui permet  de continuer son oeuvre en nous et dans le monde.

Merci à vous tous,

Jean Michel

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