• Accueil
  • > Archives pour janvier 2010

Archive pour janvier 2010

La création continue

Dimanche 31 janvier 2010

Bonjour à tous,

Santé : Tout va bien, rendons grâce à Dieu.

Méditation : Lundi 1er février 2010, 4ème semaine du temps ordinaire.

Jésus et ses disciples
arrivèrent sur l’autre rive du lac,
dans le pays de Géraséniens.
Comme Jésus descendait de la barque,
aussitôt un homme possédé d’un esprit mauvais
sortit du cimetière à sa rencontre ;
il habitait dans les tombeaux
et personne ne pouvait plus l’attacher,
même avec une chaîne ;
en effet on l’avait souvent attaché
avec des fers aux pieds et des chaînes,
mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers,
et personne ne pouvait le maîtriser.
Sans arrêt, nuit et jour,
il était parmi les tombeaux et sur les collines,
à crier, et à se blesser avec des pierres.
Voyant Jésus de loin,
il accourut, se prosterna devant lui
et cria de toutes ses forces :
« Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut ?
Je t’adjure par Dieu, ne me fais pas souffrir ! »
Jésus lui disait en effet :
« Esprit mauvais, sors de cet homme ! »
Et il lui demandait :
« Quel est ton nom ? »
L’homme lui répond :
« Je m’appelle Légion, car nous sommes beaucoup. »
Et ils suppliaient Jésus avec insistance
de ne pas les chasser en dehors du pays.
Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs
qui cherchait sa nourriture.
Alors, les esprits mauvais supplièrent Jésus :
« Envoie-nous vers ces porcs,
et nous entrerons en eux. »
Il le leur permit.
Alors ils sortirent de l’homme et entrèrent dans les porcs.
Du haut de la falaise,
le troupeau se précipita dans la mer :
il y avait environ deux mille porcs,
et ils s’étouffaient dans la mer.
Ceux qui les gardaient prirent la fuite,
ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne,
et les gens vinrent voir ce qui s’était passé.
Arrivés auprès de Jésus, ils voient le possédé
assis, habillé, et devenu raisonnable,
lui qui avait eu la légion de démons,
et ils furent saisis de crainte.
Les témoins leur racontèrent l’aventure du possédé
et l’affaire des porcs.
Alors ils se mirent à supplier Jésus
de partir de leur région.
Comme Jésus remontait dans la barque,
le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui.
Il n’y consentit pas,
mais il lui dit :
« Rentre chez toi, auprès des tiens,
annonce-leur tout ce que le Seigneur
a fait pour toi dans sa miséricorde. »
Alors cet homme s’en alla,
il se mit à proclamer dans la région de la Décapole
tout ce que Jésus avait fait pour lui,
et tout le monde était dans l’admiration. ( Marc 5, 1 – 20)

Jésus arrive pour la première fois au pays des Géraséniens; et comme pour sa première mission dans la synagoge, après l’appel des premiers disciples dans l’évangile de Marc ;Jésus chasse des esprits mauvais.

Que se soit chez les juifs où bien chez les païens il y a un travail de purification pour que la bonne nouvelle soit accueilli. La bonne nouvelle c’est d’ailleurs ce chemin de purification de création. Comme dans la genèse, la Parole de Dieu fait sortir du chaos, elle permet à l’homme d’avoir  son vrai visage.

Allons nous laisser sous l’autorité du Christ ces lieux qui où il ne règne pas encore en nous, ces lieux qui sont peut-être des lieux de chaos, ou l’on cri, ou l’on se blesse, ces lieux que nous ne pouvons pas maitriser qui échappent à notre contrôle ? (comme dit St Paul le bien que je veux faire, je ne le fais pas et le mal que je ne veux pas faire, je le fait).

Le Christ par son autorité peut nous donner cette liberté, nous rendre un visage plus humain.

Les gens de la région demandent à Jésus de partir, et souvent comme eux nous regardons ce que nous perdons plutôt que ce que nous gagnons. Sachons voir avec le Christ tout ce qui donne la vie, permettons lui de continuer son oeuvre de création en nous,  et dans le monde. Mettons sous l’autorité du Christ ce qui dépasse nos propres forces, ce qui échappe à notre contrôle, pour qu’il règne vraiment en nous et dans le monde.
Merci à chacun et chacune

Bien en communion

Jean Michel

Avant même de te former dans le sein de ta mère, je te connaissais

Samedi 30 janvier 2010

Bonjour à tous,

Santé : Comme on dit à l’Ile Maurice : « Tou korek »… tout va bien !

Méditation : Dimanche 30 janvier 2010; 4ème dimanche du temps ordinaire.

Dans la synagogue de Nazareth, après la lecture du livre d »Isaïe, Jésus déclara : « Cette parole de l »Écriture que vous venez d »entendre, c »est aujourd »hui qu »elle s »accomplit. »
Tous lui rendaient témoignage ; et ils s’étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? »
Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : ‘Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton pays !’ »
Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays.
En toute vérité, je vous le déclare : Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël ;
pourtant Élie n’a été envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon.
Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; pourtant aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien. »
A ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.
Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas.
Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin. (Luc 4, 21 – 30)

 

Au départ les gens de Nazareth, font bon accueil à Jésus :  Tous lui rendaient témoignage ; et ils s’étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche.

Mais ensuite, ils se mettent à douter :  « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Comme si le fait de connaitre Jésus les empêchaient de l’accueillir pour ce qu’il est vraiment. Dans un premier temps, ils se laissent surprendre par la nouveauté  de Jésus  et ensuite, s’arrêtent tout à coup à ce qu’il connaissent de lui !

Comme si le fait de connaitre quelqu’un était un frein pour l’accueillir.

Jésus le dira à sa manière :  « Amen, je vous le dis : aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays…»

Ne sommes nous pas freiné par ce que nous connaissons du Christ, ou bien des autres ?

Nous aimons les certitudes, ce qui nous rassure, nous aimons avoir raison sans trop nous remettre en cause !

Nous devons pourtant nous remettre sans cesse à l’écoute de la nouveauté de qui est le Christ ou même les autres. Dieu seul nous connait vraiment,  c’est ce que nous pouvons lire dans le livre du prophète Jérémie : « Le Seigneur m’adressa la parole et me dit : « Avant même de te former dans le sein de ta mère, je te connaissais ;avant que tu viennes au jour,je t’ai consacré ;… »

Ne nous laissons pas enfermer dans ce que nous savons, ne nous laissons pas enfermer dans ce que les autres connaissent de nous.

C’est comme l’iceberg qui ne montre que le 10ème de la partie immergée,  le mystère que nous portons dépasse de beaucoup ce que nous laissons paraitre, car il a son origine en celui qui nous a créé, celui de qui nous venons; et c’est ce que Jésus nous dira sans cesse en nous conduisant au Père.

Merci à chacun et chacune,

Bien en communion

Jean Michel

« passons sur l’autre rive »

Vendredi 29 janvier 2010

Bonjour à tous,

Santé : Tout va bien… Il y a ce WE à Tigery près de Paris une rencontre avec tous les engagés de la communauté en France. Je vais rester à Montagnieu, car ce n’est pas bon pour moi de me retrouver dans les grands rassemblements.

Méditation : Samedi 30 janvier; 3ème semaine du temps ordinaire
Toute la journée,
Jésus avait parlé à la foule en paraboles.
Le soir venu, il dit à ses disciples :
« Passons sur l »autre rive. »
Quittant la foule,
ils emmènent Jésus dans la barque,
comme il était ;
et d’autres barques le suivaient.
Survient une violente tempête.
Les vagues se jetaient sur la barque,
si bien que déjà elle se remplissait d’eau.
Lui dormait sur le coussin à l’arrière.
Ses compagnons le réveillent et lui crient :
« Maître, nous sommes perdus ;
cela ne te fait rien ? »
Réveillé, il interpelle le vent avec vivacité et dit à la mer :
« Silence, tais-toi ! »
Le vent tomba,
et il se fit un grand calme.
Jésus leur dit :
« Pourquoi avoir peur ?
Comment se fait-il que vous n’ayez pas la foi ? »
Saisis d’une grande crainte,
ils se disaient entre eux :
« Qui est-il donc,
pour que même le vent et la mer lui obéissent ? » (Marc 4, 35 – 41)

Le coeur de la vie chrétienne, c’est la Pâque, le passage; aussi il n’est pas étonnant d’entendre Jésus dire : «Passons sur l »autre rive. »  avec lui bien sûr !

Les passages que nous avons à vivre dans la vie ne sont jamais facile, c’est à chaque fois comme une naissance où il faut passer par les grandes eaux !

Jésus est bien dans la barque, mais au milieu de la tempête, il dort ! Comment dormir dans une barque qui se rempli d’eau au milieu de la tempête; il faut une confiance incroyable ! Il dira d’ailleurs à ses disciples :  «Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n’ayez pas la foi ? ».

Dans les passages que nous traversons, nous oublions peut-être que nous sommes avec Jésus ou plutôt que Jésus est avec nous. Notre Dieu s’engage jusqu’au bout avec nous…

Ce qui sauve les disciples, c’est de se tourner vers Jésus. De vivre ce passage difficile avec lui.

Faisons comme eux :

  • Réalisons d’abord que Jésus est avec nous.
  • Parlons lui, et si nous pensons que Dieu dors nous pouvons le réveiller en le priant, en lui demandant de l’aide !
  • Contemplons-le, écoutons-le et regardons ce qu’il fait avec autorité. Laissons-le faire dans cette situation où je ne maitrise rien !
  • Rendons grâce de la proximité de notre Dieu, qui s’engage avec nous au coeur de nos tempêtes et de nos galères…. qui au fond est avec nous dans le même bateau. Il ne nous lâchera jamais.

Merci à chacun et chacune d’entre vous.

Bien en communion

Jean Michel

La semence germe et grandit, il ne sait comment!

Jeudi 28 janvier 2010

Bonjour à tous,

Santé : Bonne nouvelle l’analyse de sang montre un bon progrès des globules tout remonte…Pour les plaquettes c’est ok, pour les globules rouge pratiquement ok et pour les défense immunitaire il y a encore du progrès à faire mais ça va dans le bon sens… de 500 (nécessaire pour la sortie d’aplasie) je suis à 652… normalement c’est plus de 2000 ! C’est pour cela qu’il faut encore quelques précaution et que j’évite les grandes foules.

Méditation : le vendredi 29 2010; 3ème semaine du temps ordinaire.

Parlant à la foule en parabole,
Jésus disait :
« Il en est du règne de Dieu
comme d’un homme
qui jette le grain dans son champ :
nuit et jour,
qu’il dorme ou qu’il se lève,
la semence germe et grandit,
il ne sait comment.
D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe,
puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.
Et dès que le grain le permet,
on y met la faucille,
car c’est le temps de la moisson. »

Jésus disait encore :
« A quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu ?
Par quelle parabole allons-nous le représenter ?
Il est comme une graine de moutarde ;
quand on la sème en terre,
elle est la plus petite de toutes les semences du monde.
Mais quand on l’a semée,
elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ;
et elle étend de longues branches,
si bien que les oiseaux du ciel
peuvent faire leur nid à son ombre. »

Par de nombreuses paraboles semblables,
Jésus leur annonçait la Parole,
dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre.
Il ne leur disait rien sans employer de paraboles,
mais en particulier, il expliquait tout à ses disciples. (Marc 4, 26 – 34)

Nous avons aujourd’hui 2 paraboles  à méditer.

Quand on regarde de près la première parabole on découvre que son centre, c’est la phrase : « il ne sait comment ». Comme si l’expérience au coeur de la vie chrétienne était ce passage par la confiance, par la non connaissance.

Nous parlons du règne de Dieu. Cet homme jette le grain dans son champ et ensuite qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit…. il ne sait comment !

Dans la 2ème parabole, il s’agit de la plus petite graine qui devient la plus grande des plantes potagères…

Le règne de Dieu n’est pas à la mesure humaine. Ce qui est indiqué dans la 2ème parabole, c’est la plus grande croissance : ce qui est le plus petit devient le plus grand.

Le Seigneur veut pour nous un chemin de croissance, pas à la manière humaine selon l’esprit du monde, mais une croissance qui nous parle du règne de Dieu. Chaque jour dans le notre Père nous demandons au Seigneur « que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel »

Nous pouvons regarder dans notre vie ce qui grandit selon l’évangile, à la manière du règne de Dieu. Ces lieux où le Seigneur fait son oeuvre discrètement, sans même que je comprenne vraiment ce qui se passe. Ces lieux où je perd la maitrise des choses pour laisser la place à Dieu. Ces lieux qui donnent de la joie à Dieu puisque « les oiseaux du ciel y font leur nid »!

Il y a certainement des lieux dans ma vie où je vois l’oeuvre de Dieu, une oeuvre de paix, de réconciliation d’unité… qui me dépasse (il faut parfois relire plusieurs années de ma vie pour voir le changement qui se fait doucement dans le respect et le secret).

Il y a des moments fort dans ma vie où je pense que le changement se fait très vite, c’est vrai ce qui est semé par Dieu, l’est parfois instantanément, mais il mettra souvent du temps pour porter du fruit.

Dieu est don et il me transforme pour que je lui ressemble. Tout ce qui est communion et don est avènement du règne de Dieu si cela se fait dans un chemin de croissance où « amour et vérité se rencontre », car l’amour et la communion n’est pas une question de sentiment mais de don.

Je peux découvrir par exemple que j’ai plus de miséricorde en regardant les autres ou vis à vis de moi même, comme si la Parole de Dieu, la vie de Dieu me transformait, comme si le grain semé tout seul se mettait maintenant à sortir en épis, plus ouvert à la communion, plus ouvert au partage et au don.

Merci à chacun et chacune

Bien en communion,

Jean Michel

La mesure dont vous vous servez servira aussi pour vous

Mercredi 27 janvier 2010

Bonjour à tous,

Santé : Tous va bien, je n’ai pas encore reçu les résultats de l’analyse de sang !

Méditation : Jeudi 28 janvier 2010; 3éme semaine du temps ordinaire

Jésus disait encore à ses disciples cette parabole :
« Est-ce que la lampe vient
pour être mise sous le boisseau ou sous le lit ?
N’est-ce pas pour être mise sur le lampadaire ?
Car rien n’est caché,
sinon pour être manifesté ;
rien n’a été gardé secret,
sinon pour venir au grand jour.
Si quelqu’un a des oreilles pour entendre,
qu’il entende ! »
Il leur disait encore :
« Faites attention à ce que vous entendez !
La mesure dont vous vous servez
servira aussi pour vous,
et vous aurez encore plus.
Car celui qui a
recevra encore ;
mais celui qui n’a rien
se fera enlever même ce qu’il a. » (Marc 4, 21 – 25)

Nous sommes appelé à mettre au grand jour ce qui est caché, ce qui a été reçu dans le secret !

Le Christ dira à ses disciples vous êtes la lumière du monde, Dieu révèle son amour, et les disciples en seront les messagers et les témoins.

Il est facile de comprendre que la lumière se met sur le lampadaire et non sous le boisseau, mais pourquoi Jésus nous dit de faire attention à ce que nous entendons, la mesure dont nous nous servons, servira aussi pour nous, pour avoir davantage. «Car celui qui a recevra encore ; mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a. » Comment se faire enlever ce que nous avons si nous avons rien ?

Plus nous donnons ce que nous avons reçu, plus nous témoignons de ce que nous avons reçu, plus le don se fait abondant. C’est comme la vision du fleuve qui coule du coté du temple dans Ezekiel au Chapitre 47, plus l’eau coule plus elle est abondante, il n’y a pourtant aucun autre fleuve qui l’alimente, mais plus il coule plus il devient abondant. Pour le témoignage c’est la même chose plus nous le donnons, plus nous témoignons des merveilles de Dieu, plus nous goutons ces merveilles, plus le Seigneur continu sont travail dans mon coeur et dans le coeur de ceux qui m’écoutent… Celui qui a, reçoit encore plus, la source donne sans cesse une eau nouvelle ou renouvelée, mais si je ne partage pas ce que j’ai reçu même une petite chose, la source risque de se boucher car l’eau ne coule pas assez souvent, et je n’aurait plus rien !

Si aujourd’hui je suis croyant, c’est que des témoins ont pris la parole pour partager avec joie ce qu’ils ont reçu. J’ai reçu, il faut donc que je partage gratuitement ce que j’ai reçu gratuitement… le mesure de mon partage, sera la mesure de ce que je recevrai, car plus je partage plus je reçois.

Ais je envie que ma foi grandisse ?

Pour cela je peux suivre des cours de théologie, faire des retraites, mais tout cela ne remplace pas l’expérience du témoignage qui me fait croire dans ce que j’ai reçu parce que je prend position pour dire ce que Dieu à fait et fait pour moi. N’attendons pas la grande rencontre avec Dieu pour enfin témoigner, commençons par une petite chose où j’ai gouté à la présence du Seigneur.

Merci à chacun et chacune,

Bien en communion

Jean Michel

Le Seigneur te fait savoir qu’il te fera lui-même une maison.

Mardi 26 janvier 2010

Bonjour à tous,

Santé : Tout va bien, il faut être patient, je vais avoir prochainement les résultats de la prise de sang faite hier…

Méditation : Mercredi 27 janvier 2010; 3ème semaine du temps ordinaire.

 Le roi David était enfin installé dans sa maison, à Jérusalem.
Le Seigneur lui avait accordé des jours tranquilles
en le délivrant de tous les ennemis qui l’entouraient.
Le roi dit alors au prophète Nathan :
« Regarde ! J’habite dans une maison de cèdre,
et l’arche de Dieu habite sous la tente ! »
Nathan répondit au roi :
« Tout ce que tu as l’intention de faire,
fais-le, car le Seigneur est avec toi. »

Mais, cette nuit-là,la parole du Seigneur fut adressée à Nathan :
« Va dire à mon serviteur David :
Ainsi parle le Seigneur :
Est-ce toi qui me bâtiras une maison
pour que j’y habite ?
Depuis le jour où j’ai fait monter d’Égypte les fils d’Israël
jusqu’à ce jour,
je n’ai jamais habité dans une maison.
J’ai été comme un voyageur,
sous la tente qui était ma demeure.
Pendant tout le temps où je me suis déplacé
au milieu des fils d’Israël,
je n’ai jamais dit à l’un des Juges
que j’avais institués pasteurs de mon peuple Israël :
‘Pourquoi ne m’avez-vous pas bâti
une maison de cèdre ?’

Tu diras donc à mon serviteur David :
Ainsi parle le Dieu de l’univers :
C’est moi qui t’ai pris au pâturage,
derrière le troupeau,
pour que tu sois le chef de mon peuple Israël.
J’ai été avec toi dans tout ce que tu as fait,
j’ai abattu devant toi tous tes ennemis.

Je te ferai un nom aussi grand
que celui des plus grands de la terre.
Je fixerai en ce lieu mon peuple Israël,
je l’y planterai, il s’y établira,
et il ne tremblera plus,
et les méchants ne viendront plus l’humilier,
comme ils l’ont fait
depuis le temps où j’ai institué les Juges
pour conduire mon peuple Israël.
Je te donnerai des jours tranquilles
en te délivrant de tous tes ennemis.

Le Seigneur te fait savoir
qu’il te fera lui-même une maison.
Quand ta vie sera achevée
et que tu reposeras auprès de tes pères,
je te donnerai un successeur dans ta descendance,
qui sera né de toi,
et je rendrai stable sa royauté.
C’est lui qui me construira une maison,
et je rendrai stable pour toujours son trône royal.
Je serai pour lui un père,
il sera pour moi un fils.
S’il fait le mal,
je le corrigerai à la manière humaine, avec le bâton,
je le frapperai comme font les hommes.
Mais mon amour ne lui sera pas retiré,
comme je l’ai retiré à Saül
que j’ai écarté pour te faire place.
Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi,
ton trône sera stable pour toujours. »

Toutes les paroles de cette vision,
Nathan les rapporta fidèlement à David. (2ème livre de Samuel 7, 1 – 17)

Le roi qui habite une belle maison veut construire pour Dieu aussi une belle maison et ne pas le laisser sous une tente !

Dieu lui répond par l’intermédiaire de son prophète Nathan : ce n’est pas toi qui va me construire une maison, mais c’est moi qui vais t’en construire une.

Nous voulons faire pour Dieu et c’est bien, c’est bon de faire pour lui, mais le plus important c’est bien ce qu’il fait pour nous. Ne pensons pas à tout ce qu’il serait bien de faire pour lui en premier,  mais regardons ce qu’il veut faire pour nous. C’est plus exigent car nous ne sommes pas maitre de ce qui va se faire, nous devons nous laisser faire, nous apprenons à dépendre de celui dont dépend toute chose !

David se met à l’école du Seigneur qui ne voit pas selon les vues humaines. Le prophète lui-même dans un premier temps encourage David, car il ne sait pas la volonté de Dieu si il ne se met pas à son écoute.

Avant de faire mettons nous à l’écoute du Seigneur, avant même de faire de bonne chose !

Nous sommes comme chrétien au service de l’oeuvre de Dieu, pas de bonnes oeuvres et encore moins de nos bonnes oeuvre. Pour connaitre cette volonté, nous devons être à l’écoute du Seigneur, et aussi des autres qui sont souvent des messagers comme Nathan…

Le « faire » prend beaucoup de place dans notre vie, il faut passer par le « laisser faire » pour connaitre le vrai chemin de l’action de Dieu.

Je découvre dans ce « métier » de malade que le faire n’est pas le plus important… j’apprends le « laisser faire » qui est bien différent du « laisser aller ». Laisser Dieu faire son travail, directement ou bien par les autres.

Comment Dieu voit ma vie ? quelle est sa joie la plus grande ?

La joie de Dieu dans ce beau texte du livre de Samuel, c’est d’habiter au milieu de son peuple, et même d’être aussi mobile que son peuple dans cette tente qui a été longtemps la maison du peuple.

Aujourd’hui le roi et le peuple habitent des maisons solides, et veulent mettre le Seigneur dans une belle maison, solide ; mais ce que le Seigneur veut rendre solide c’est la descendance de David, il ne s’agit pas de pierres ou de bois mais du lien entres les générations, du lien entre les hommes.

Ce qui va durer ce ne sont pas nos maisons, nos constructions de pierre, même si elles peuvent être très solide, ce qui va rester, c’est ce que Dieu fait dans notre vie, ce qui va passer de génération en génération comme l’héritage de l’oeuvre du Seigneur. Telle chemin d’unité, d’espèrance, de réconciliation… voilà ce qui va rester comme l’oeuvre manifeste de la présence ce Dieu au milieu de nous.

Dans la parabole du bon grain que nous entendons aujourd’hui dans l’évangile nous pouvons aussi mettre l’accent sur le travail de la terre, du terrain qu’il faut préparer pour recevoir la Parole de Dieu, et c’est bon, il faut même le faire, mais le plus important de cette parabole se trouve au début : « Écoutez ! Voici que le semeur est sorti pour semer.Comme il semait,…» 

Ce qui manifeste l’oeuvre de Dieu, c’est cette bonne nouvelle du semeur qui est sorti pour semer… Dieu sème c’est cela la bonne nouvelle, il sème même avec espérance sur tous les terrains, les bons comme les moins bons ! Dieu a un regard d’espérance sur nous parce que c’est lui qui sème.  La récolte dépend moins de notre travail que du sien ! Nous devons coopérer à l’oeuvre de Dieu, mais la première coopération est de reconnaitre qu’il sème avec abondance et espérance.

Croyons et espérons dans l’oeuvre de Dieu… il fera son travail.

Merci à chacun et chacune,

Bien en communion

Jean Michel

Voici ma mère et mes frères, celui qui fait la volonté de Dieu !

Lundi 25 janvier 2010

Bonjour à tous,

Santé :  De bonne nouvelles des globules… , j’ai appelé l’hôpital ce matin pour avoir des nouvelles du myélogramme que j’ai fais à la fin de l’hospitalisation mercredi dernier. Bonne nouvelles : les cellules sont bonnes, ce n’était pas très abondant, car je sortais d’aplasie (plus de défense immunitaire), mais c’est bon, Alléluia.

Nouvelles oecuméniques à l’Ile Maurice :
Nous venons de terminer la semaine de prière pour l’unité des chrétiens, mais il est bon de continuer notre intercession. Je viens d’apprendre qu’à l’Ile Maurice Plusieurs églises  viennent de signer une charte de bonne entente. C’est un pas formidable où l’on peut vraiment se reconnaitre comme des croyants dans le respect mutuel. Nous sommes en présence de frères et soeurs, qui vivent leur foi différemment, mais avec qui nous sommes en communion par la foi en Christ mort et ressuscité pour nous.

Voici la lettre de Mgr Piat à l’occasion de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

Charte de Bonne Entente entre les Eglises 

Cher Frère, Chère Sœur,

Comme chaque année, nous sommes appelés à vivre une semaine de prière pour l’Unité des chrétiens du 18 au 25 janvier. Les églises d’Ecosse, qui ont préparé cette semaine de prière 2010, nous proposent comme thème la parole de l’Apôtre Paul :

« De tout cela, c’est vous qui serez mes témoins »

C’est de réconciliation, à cause de la mort et la résurrection du Christ, que nous devons être témoins. C’est ainsi, depuis l’an 2000 et suite au Synode, nous continuons ce travail de dialogue avec les autres églises y compris certaines églises évangéliques pentecôtistes. De ce dialogue il en est sorti une « Charte de Bonne Entente entre les Eglises ». Au terme de la semaine de prière pour l’Unité des Chrétiens, nos cinq églises, Catholique, Anglicane, Presbytérienne, Evangélique et Assemblée de Dieu, vont ratifier cette charte et s’engageront ainsi dans ce dialogue de réconciliation d’une manière plus concrète.

Je vous remercie de porter dans la prière ce nouveau pas vers la réconciliation, encouragés que nous sommes par la Parole de Jean-Paul II « … tout ce que nous pouvons faire ensemble, faisons le ensemble » et celle de Benoît XVI disant dès le début de son pontificat, sa volonté de s’engager à travailler à l’unité visible du Corps du Christ.

Fraternellement,

Mgr Maurice E. Piat

Evêque de Port-Louis

Méditation : mardi 26 janvier 2010, 3ème semaine du temps ordinaire

Comme Jésus était dans une maison, sa mère et ses frères arrivent. Restant au-dehors, ils le font demander. Beaucoup de gens étaient assis autour de lui ;
et on lui dit :
« Ta mère et tes frères sont là dehors, qui te cherchent. » Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »
Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma soeur, ma mère. » (Marc 3, 31 – 35)

Nous pouvons être surpris par la réponse de Jésus qui apparemment n’accueille pas vraiment  bien sa famille !

Mais si sa famille est celle qui fait la volonté de Dieu alors Marie sa mère est bien à la première place, et ce n’est pas Jésus qui désobéirait au commandement du respect des parents !

Jésus veut mettre l’accent sur un autre point, quelles est notre référence ?  : la famille, notre communauté, notre identité nationale…. Jésus veut élargir cet espace étroit dans lequel nous sommes souvent enfermé, il veut nous donner comme références, (et pas n’importe lesquelles : mère, frères) ceux qui font la volonté de Dieu, c’est à dire une référence qui dépend de Dieu. Comme si la famille de Jésus était d’abord celle de Dieu, pour que la mienne devienne aussi celle de Dieu.

Est ce que ma référence à la famille de Dieu devient première par rapport à ma famille de sang ? Jésus veut m’apprendre cette liberté qui me dérangera surement parce qu’elle dépasse les limites et les repères que je connais !

Si nous revenons à l’exemple de cette charte de bonne entente entres les Eglises signé à l’Ile Maurice dont je faisais mention plus haut; cet évènement à des conséquences qui vont nous déplacer ! Ceux que je regardais comme à part, voir comme des « sectes » je réalise aujourd’hui que nous sommes appelé à nous regarder d’une manière fraternelle, puisque nous croyons ensemble au Christ ressuscité. Bien sûr nous ne sommes pas encore en pleine communion, mais ce que nous pouvons faire ensemble faisons le, comme nous le rappelle Jean Paul II à travers la lettre de Mgr Piat.

Notre famille est bien plus large que ce que nous saisissons, que ce que nous voyons. Nous sommes vraiment des myopes au niveau spirituel, nous ne voyons très loin. Ceux qui sont proches nous les reconnaissons bien, mais les autres ne sont pas du tout reconnu comme étant de notre famille. Le Christ veut nous guérir de cette myopie et nous montrer combien ses amis sont nos amis, combien les membres de sa famille sont membres de notre famille… Laissons le Seigneur élargir l’espace de notre tente.

Merci à chacun et chacune d’entre vous,

Bien en communion,

Jean Michel

Avez-vous ici de quoi manger ?

Dimanche 24 janvier 2010

Bonjour à tous,

Santé : Comme je le dis souvent : toujours le même refrain : “tout va bien” grâce à vos prières, rendons gloire à Dieu. Je sent que les forces reviennent de plus en plus.

Je continu à me reposer en faisant quelques petites activités sur la maison… C’est bon la vie fraternelle.

8 eme Jour de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

Texte biblique en Luc 24 (cliquez ici pour le lire) 

Thème : Témoigner par l’hospitalité

Textes : Avez-vous ici de quoi manger ? (Lc 24, 41)

Lectures

Gn 18, 1-8 Je vais apporter un morceau de pain pour vous réconforter

Ps 146 (145) Il fait droit aux opprimés et donne du pain aux affamés

Rm 14, 17-19 Recherchons donc ce qui convient à la paix et à l’édification mutuelle

Lc 24, 41-48 Alors il leur ouvrit l’intelligence pour comprendre les Ecritures

41 Comme, sous l’effet de la joie, ils restaient encore incrédules et comme ils s’étonnaient, il leur dit : « Avez-vous ici de quoi manger » ? 42 Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé ; il le prit et mangea sous leurs yeux.

44 Puis il leur dit : « Voici les paroles que je vous ai adressées quand j’étais encore avec vous : il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la Loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes ». 45 Alors il leur ouvrit l’intelligence pour comprendre les Ecritures, 46 et il leur dit : « C’est comme il a été écrit : le Christ souffrira et ressuscitera des morts le troisième jour, 47 et on prêchera en son nom la conversion et le pardon des péchés à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. 48 C’est vous qui en êtes les témoins. 49 Et moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Pour vous, demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez, d’en haut, revêtus de puissance ».

Méditation :

Jésus dans ce texte de Saint Luc demande à ses disciples de quoi manger… Souvent c’est Jésus qui donne à manger dans l’évangile : la multiplication des pains, l’institution de l’eucharistie…

Il nous faut apprendre à recevoir et aussi à donner. L’amour c’est les deux : recevoir et donner. Jamais nous donnons seulement, car si nous ne savons pas recevoir alors nous  ne savons pas donner non plus ! Si je ne sais par recevoir le sourire de celui à qui j’ai partagé quelque chose, alors je ne sais pas donner… on pourrait peut-être même dire que je me donne bonne conscience où que je me débarrasse… de ce que j’ai en trop ou de celui qui me dérange en demandant !

L’amour c’est un échange; c’est ce que nous apprenons avec Dieu. Il a tout, il est tout, mais sa joie est de donner et de recevoir. La joie de Dieu est de vivre cet échange d’amour. Le fait qu’il ait tout et que moi je n’ai rien n’a aucune importance, pour lui cela pourrait être le contraire !

A travers ce que j’échange c’est surtout la manière d’accueillir l’autre qui est importante; de lui dire tu as du prix pour moi… partageons ces trésors que nous avons reçu de la bonté de Dieu. Les trésors que nous allons échanger n’ont rien à voir avec la valeur marchande des choses que nous nous donnons; ce qui va s’échanger ne sera qu’un signe du don mutuel, de l’accueil de ce qu’est l’autre, du trésor qu’il est pour moi, ou bien du trésor que je vais découvrir progressivement, car ce frère, cette soeur est si précieux aux yeux de Dieu.

Jésus sais bien que dans cet échange, il s’agit du don des personnes. Il ira jusqu’à dire : « ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faite ». Dans l’accueil de l’autre nous goutons à la présence du Christ. Ne nous privons pas de ce lieu de communion avec Celui qui sans cesse se donne à nous. Sachons nous émerveiller de l’autre comme Dieu s’émerveille de chacun de nous et alors nous apprendrons vraiment à adorer le Christ vivant et présent en chacun de nos frères et soeurs.

Vous trouverez en cliquant sur ce texte un commentaire des textes  et quelques questions pour nous aider à aller plus loin sur le chemin d’unité avec le Christ et entre nous.

Merci à tous

Bien en communion

Jean Michel

Que rien ne te trouble, que rien de t’éffraie; Dieu seul suffit.

Samedi 23 janvier 2010

Bonjour à tous,

Santé : Comme je le dis souvent : toujours le même refrain : « tout va bien » grâce à vos prières, rendons gloire à Dieu. Aujourd’hui j’ai dormis vraiment beaucoup (plus de 12 h) ça fait du bien… je dois certainement avoir un peu de retard !

7 eme Jour de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

Texte biblique en Luc 24 (cliquez ici pour le lire) 

Thème : Témoigner par l’espérance et la confiance

Textes : Quel est ce trouble et pourquoi ces objections s’élèvent-elles dans vos coeurs ? (Lc 24, 38)

Lectures

Jb 19, 23-27 C’est moi qui contemplerai Dieu

Ps 63 (62) Mon âme a soif de toi

Ac 3, 1-10 Ce que j’ai, je te le donne

Lc 24, 36-40 Les disciples étaient effrayés et remplis de crainte

36 Comme ils parlaient ainsi, Jésus fut présent au milieu d’eux et il leur dit : « La paix soit avec vous ». 37 Effrayés et remplis de crainte, ils pensaient voir un esprit. 38 Et il leur dit : « Quel est ce trouble et pourquoi ces objections s’élèvent-elles dans vos coeurs ? 39 Regardez mes mains et mes pieds : C’est bien moi. Touchez-moi, regardez ; un esprit n’a ni chair, ni os, comme vous voyez que j’en ai ». 40 A ces mots, il leur montra ses mains et ses pieds.

Méditation :

Aujourd’hui nous sommes invité à témoigner par l’espérance et la confiance… Nous sommes invité à ne pas nous laisser envahir par le trouble et le manque de foi ! :  « Quel est ce trouble et pourquoi ces objections s’élèvent-elles dans vos coeurs ? Regardez mes mains et mes pieds : C’est bien moi. Touchez-moi, regardez ; un esprit n’a ni chair, ni os, comme vous voyez que j’en ai» Notre foi repose sur la présence réele du Christ avec nous, pas un esprit, ni un fantôme, mais un être réel fait de chair et de sang.

Souvent nous sommes facilement pris d’angoisse, il faut même peut de chose pour nous stresser ! Je pense au passage de l’évangile de St Luc  avec Marthe et Marie (Lc 10, 38 – 52) ; où Marthe s’agite beaucoup… Jésus lui dit : « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. C’est bien Marie qui a choisi la meilleure part ; elle ne lui sera pas enlevée. ». Le Seigneur est là et Marie est là avec Lui, elle se rend présent à la présence. Marthe elle, s’agite et s’inquiète !

Quelle que soit notre situation, notre seul nécessaire est d’accueillir le Christ. C’est ce qui donnera aux disciples la force de témoigner et de traverser les épreuves nombreuses qu’ils vont rencontrer !

Regardons dans la bonne direction : Le Seigneur et non pas toutes les choses qui attirent notre regard notre attention et notre coeur… Toutes ces choses qui nous font entrer dans l’inquiétude et l’agitation.

La situation est la même pour Marthe et Marie, mais elle ne regardent pas dans la même direction.

Parfois comme les disciples nous regardons dans la bonne direction mais pas comme il faut, nous ne voyons le Christ que comme un esprit qui ne peut pas s’engager dans notre vie réelle, qui n’est pas vraiment avec nous ! Nous devons sans cesse nous redire que le Christ est vraiment l’Emmanuel « Dieu avec nous » et qu’il s’engage dans ce que nous sommes, là où nous sommes.

Cette présence du Christ nous permet d’être dans la confiance et l’espérance; et ainsi de témoigner malgré certaines situations difficiles que le Christ à traversé la mort par sa résurrection. Le Ressuscité nous entraine aussi à traverser tous ces lieux de mort qui nous font désespérer… Il est Lui notre espérance, regardons le; mettons en lui notre confiance.

Nous savons que nous avons accueilli sa présence quand sa paix nous habite, car Jésus dit à ses disciples : «La paix soit avec vous».

Vous trouverez en cliquant sur ce texte un commentaire des textes  et quelques questions pour nous aider à aller plus loin sur le chemin d’unité avec le Christ et entre nous.

Merci à tous

Bien en communion

Jean Michel

La Parole est vivante !

Vendredi 22 janvier 2010

Bonjour à tous,

Santé : Tout va bien, rendons grâce à Dieu.

6eme Jour de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

Texte biblique en Luc 24 (cliquez ici pour le lire) 

Thème : Témoigner par la fidélité aux Ecritures

Textes : Notre coeur ne brûlait-il pas en nous tandis qu’il nous parlait en chemin et nous ouvrait les Ecritures ? (Lc 24, 32)

Lectures

Es 55, 10-11 La parole qui sort de ma bouche ne retourne pas vers moi sans résultat

Ps 119 (118), 17-40 Dessille mes yeux, et je verrai les merveilles de ta Loi

2 Tm 3, 14-17 Toute Ecriture est inspirée de Dieu

Lc 24, 28-35 Jésus ouvre les Ecritures à ses disciples

28  Ils approchèrent du village où ils se rendaient, et lui fit mine d’aller plus loin. 29 Ils le pressèrent en disant : « Reste avec nous car le soir vient et la journée déjà est avancée ». Et il entra pour rester avec eux. 30 Or, quand il se fut mis à table avec eux, il prit le pain, prononça la bénédiction, le rompit et le leur donna. 31 Alors leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent, puis il leur devint invisible. 32 Et ils se dirent l’un a l’autre : « Notre coeur ne brûlait-il pas en nous tandis qu’il nous parlait en chemin et nous ouvrait les Ecritures » ?

33 A l’instant même, ils partirent et retournèrent à Jérusalem ; ils trouvèrent réunis les Onze et leurs compagnons, 34 qui leur dirent : « C’est bien vrai ! Le Seigneur est ressuscité, et il est apparu à Simon ».

35 Et eux, racontèrent ce qui s’était passé sur la route et comment ils l’avaient reconnu à la fraction du pain.

Méditation :

La Parole de Dieu est une Parole vivante, elle nous parle, elle peut toucher notre coeur, le bruler…  Parfois comme pour les disciples, il nous faut relire ce qui nous avons vécu pour comprendre ce que le Seigneur nous dit, ce qu’il nous a dit. Est ce que je prend du temps pour écouter ces lieux dans ma vie où mon coeur à été brulant, où je me suis laissé toucher par une Parole de Dieu ?

La Parole de Dieu est nourriture « l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. ». Comment je me nourrit ? j’ai peut-être des repas assez équilibrés dans mon assiette, mais au niveau de ma vie spirituelle, je suis peut-être en anémie ! Ais-je une bonne nourriture au niveau de la Parole de Dieu ?

La Parole de Dieu me transforme, est ce que je me laisse modeler par la Parole que je lis et qui touche mon coeur ? Est ce que cette Parole change ma manière d’être, de regarder Dieu, les autres et moi-même ?

Une fois touché et transformé par la Parole de Dieu j’en deviens le témoin, je suis porteur d’une Parole qui m’a façonné et transformé, une Parole qui m’a réconcilié et unifié. Même sans rien dire je suis porteur de cette Parole.
Pour ceux qui ne lisent pas l’évangile, les chrétiens qui vivent de la Parole de Dieu seront le seul évangile qu’ils auront pour rencontrer le Christ; alors soyons des témoins joyeux de cette Parole vivante.

Vous trouverez en cliquant sur ce texte un commentaire des textes  et quelques questions pour nous aider à aller plus loin sur le chemin d’unité avec le Christ et entre nous.

Merci à tous

Bien en communion

Jean Michel

1234